Fiscalité
TVA : quel régime choisir quand on démarre son activité ?
Franchise en base, régime simplifié, régime réel normal : le choix du régime de TVA se fait souvent en trois minutes, au guichet, et se paie pendant trois ans. Voici comment le prendre sérieusement.
Trois régimes, trois logiques
Le régime de TVA détermine deux choses : à quelle fréquence vous déclarez, et si vous récupérez la TVA sur vos achats. Ce second point est souvent oublié au démarrage, alors que c'est lui qui pèse le plus lourd la première année.
La franchise en base
Vous ne facturez pas de TVA à vos clients, vous n'en récupérez pas non plus sur vos achats. C'est intéressant quand vous vendez à des particuliers et que vous investissez peu. Dès que vos clients sont des entreprises, l'avantage disparaît : eux récupèrent la TVA, votre prix hors taxes redevient le seul critère de comparaison.
Le régime réel simplifié
Une déclaration annuelle, deux acomptes en juillet et décembre. La gestion est légère, mais la régularisation annuelle peut surprendre : si votre activité a progressé, les acomptes calculés sur l'année précédente ne couvrent plus rien.
Le régime réel normal
Déclaration mensuelle. Plus de travail administratif, mais vous récupérez la TVA sur vos achats tous les mois plutôt qu'une fois par an. Pour une activité qui investit ou qui achète beaucoup de marchandises, c'est une différence de trésorerie considérable.
L'erreur la plus fréquente
Choisir la franchise en base « pour commencer simple », puis dépasser les seuils en cours d'année. Le basculement est rétroactif au premier jour du mois de dépassement : il faut refacturer la TVA à des clients qui ont déjà payé, ou l'absorber sur sa marge.
Surveillez vos seuils tous les trimestres. Si vous approchez des 80 %, préparez le passage plutôt que de le subir.
